L’offset

L’offset

Un peu d’histoire par Jean-Claude COCHARD…

Parmi les différentes méthodes qui permettent d’imprimer un document, citons : l’héliogravure, la sérigraphie, la flexographie et la lithographie offset. C’est cette dernière technique qui est la plus couramment utilisée. Deux idées simples sont à la base : imprimer sur une surface plane et utiliser l’antagonisme entre l’eau et l’huile, deux éléments qui ne se mélangent pas.

La surface d’impression est rendue sensible à l’encre (l’encre est un corps gras) et non à l’eau. C’est en cela que cette technique diffère de l’héliogravure, qui utilise des formes en creux et de la flexographie, qui utilise des éléments en relief.

Pour imprimer des pages en couleurs, la presse offset est composée de plusieurs groupes d’impression, un pour chaque couleur utilisée. Pour un document quadrichromique par exemple, les quatre groupes de la presse correspondront au cyan, magenta, jaune et noir. Le papier passera successivement dans chaque groupe. Si la presse compte deux groupes, deux encres seront imprimées en un seul passage. La presse sera arrêtée, de nouvelles couleurs utilisées et le papier passera à nouveau dans la presse.

Le procédé de l’Offset

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1- Les plaques

Grâce à un procédé photographique, l’imprimeur expose l’image de la séparation sur film sur une plaque de métal, puis la développe. La zone d’image positive qui peut être lue est recouverte d’un substance chimique qui a la propriété d’attirer l’encre et de repousser l’eau. La zone restante attire l’eau mais pas l’encre.

2- Le mouillage

La plaque est montée sur un cylindre rotatif. Lorsque la presse est mise en fonction, la plaque entre d’abord en contact avec les rouleaux mouilleurs. Le dernier rouleau mouilleur humidifie l’ensemble de la plaque, sauf bien sûr, aux emplacements traités pour repousser l’eau.

3- L’encrage

Le rouleau encreur applique une encre (à base d’huile) sur la plaque. L’encre épaisse et grasse, est répartie en une couche fine et régulière à l’aide d’une série de rouleaux animés d’un mouvement de va-et-vient. Le dernier rouleau encreur entre en contact avec la plaque mouillée et applique régulièrement l’encre sur la zone d’image imperméable à l’eau.

4- L’offset

Le tout dernier cylindre appelé le blanchet est recouvert d’une surface caoutchoutée. L’image encrée se décalque en inversée sur le blanchet. Ce cylindre est relativement flexible et cède légèrement sous la pression, de façon à assurer un transfert en douceur de l’image sur un papier lisse ou granuleux.

5- L’impression

C’est la dernière étape, le papier en feuilles ou en bobine passe entre le blanchet et le cylindre d’impression. Le blanchet imprime alors l’image inversée sur la papier en produisant une image positive.